Zero Kelvin


Obsédée à une époque par la période pré-Norwave dans l’histoire du cinéma norvégien, Zero Kelvin (Kjærlighetens kjøtere) m’a semblé, avec Eggs et Stella Polaris, un des films prophétiques des années 90 de ce qui allait être un renouveau dans le cinéma norvégien. Ce qui plaît dans le cinéma norvégien depuis les années 90 est en effet:

  • une maîtrise technique irréprochable où chaque plan semble avoir été consciencieusement storyboardé
  • une narration décalée avec des personnages hauts en couleurs
  • l’utilisation d’ambiances particulières grâce aux lumières, aux sons et aux bandes originales.

Le film d’Hans Petter Moland répond à cette liste d’ingrédients qui aurait pu être bien plus longue. Il n’est pas surprenant qu’il ait reçu l’Amanda du meilleur film norvégien.