Un été suédois, Fredrik Edfeldt


Un été suédois, titre retenu par un distributeur qui avait peut-être oublié l’existence d’une comédie charmante d’Ulf Malmros, est loin d’être le genre de films que je recommanderais à un public n’ayant jamais vécu en Suède.

L’histoire est celle d’une fillette durant l’été où tout va changer dans sa vie. Laissée aux soins d’une tante irresponsable tandis que ses parents et son frère sont partis rejoindre une cause humanitaire, elle va devoir affronter ses craintes, dans un monde qu’elle trouve absurde.

La scénariste, Karin Arrhenius, qui avoue que ce récit est un peu autobigraphique, dit s’être inspirée de Ma Vie de Chien, Barnens ö, Kes, Gummo et Billy Elliot – excusez du peu (!).

La photographie, soignée et éclatante, a valu un Scarabée Doré à Hoyte van Hoytema (Morse): bref, sur le papier ce film aurait au moins deux atouts pour la cinéphile à tendance scandinave que je suis.

Mais la petite fille qui n’aide pas son unique ami, ment à son entourage et n’a pas le courage de ses actes, représente une Suède que je méprise.

Flickan est un film pour tous ceux qui sont fascinés par la bêtise humaine, la lâcheté, l’égoïsme et les gens qui ont pitié d’eux-mêmes.

Pour les autres, préférant un cinéma scandinave plus décalé, plus humain ou plus inventif, il est préférable d’aller revoir Sound of Noise ou d’attendre la sortie d’Un Chic Type.

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