La parole {Ordet}, Carl Theodor Dreyer


Lion d’Or au Festival de Venise en 1955 et Golden Globe du meilleur film en langue étrangère en 1956, Ordet de Carl Theodor Dreyer est un film sur le miracle de la résurrection.

Une résurrection

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En 1955, Carl Theodor Dreyer n’a plus mis en scène de longs-métrages depuis Jour de Colère (1943). Maintenant exploitant du cinéma Dagmar, il a une économie plus stable pour lui permettre d’investir dans un projet bon marché. Il est prêt à quitter les salles obscures pour la lumière du Jutland.

Intolérance

Ordet, la Parole, est l’adaptation d’une pièce de Kaj Munk, pasteur fusillé pendant la Seconde Guerre Mondiale.
L’histoire est celle de deux familles aux croyances divergentes et dont les enfants tombent, évidemment, amoureux. Un des frères du Roméo moderne, mon messie cinématographique préféré, Johannes, est incompris par son entourage, convaincu de sa folie. Persuadé d’être le messie, Johannes va faire le lien dans cette communauté par sa par(ab)ole atonale et sujette à l’incrédulité.

Il faudra le miracle final pour qu’on le considère enfin comme un Saint.

Lars von Trier vs Carl Theodor Dreyer

Alors qu’il est temps d’achever ce programme danois qui aura rythmé la Semaine Sainte, revenons sur les collisions esthétiques des sept derniers jours.

D’un côté, le sentiment religieux et la vertu du cinéma de Carl Theodor Dreyer.
De l’autre, le dogme (cinématographique) et le cinéma des effets de Lars von Trier.

    Leurs points communs:

  • la critique de la manipulation souvent masculine
  • la souffrance de femmes trop influençables.

Leurs différences?
A vous de les lister dans les commentaires!

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