Ingmar Bergman, fils illégitime


Il n’était pas le fils de la femme de son père!

Ce joli scoop racoleur, rapporté par DN en ce 26 mai 2011, va me permettre d’invoquer le spectre du cinéaste d’Upsal.
Revenons à la génèse du mythe.

Si vous avez lu Laterna Magica, vous avez été frappé(e) par une anecdote rocambolesque: Karin, épouse du pasteur Erik Bergman, a la grippe espagnole alors qu’elle va accoucher. Enceinte jusqu’aux yeux, Karin menace son prêtre de mari de le quitter si quelque chose arrivait au bébé à naître.
Dans la version autobiographique d’Ingmar Bergman, à peine né, il aurait été placé en Dalécarlie chez une mère nourricière pour lui assurer la survie.
DN nous révèle aujourd’hui que tel n’aurait pas été le cas.

14 Juillet 1918

Nous sommes en juillet 1918. Erik, infidèle et angoissé (ça vous rappelle quelqu’un?), fait son possible pour éviter le pire. Il a la chance d’avoir une maîtresse depuis plusieurs années et d’avoir eu plusieurs enfants illégitimes avec cette-dernière. Le petit dernier naît en juillet 1918. Officiellement, il meurt à la naissance. Les années, décennies passent, jusqu’à ce que la fille d’un des enfants adultérins d’Erik Bergman soit frappée par la ressemblance de son père avec le génie du cinéma suédois qu’on sait. Elle enquête et écrit un livre dont la sortie est étouffée par les médias suédois. Un an plus tard, par hasard, une nièce d’Ingmar Bergman a le livre entre les mains. Elle est frappée elle aussi par ces coïncidences (paiements réguliers de la paroisse où officiait Erik Bergman à la mère célibataire, etc…) qui tendraient à démontrer que le vrai Ingmar Bergman est mort durant l’été 1918. On aurait tout simplement échangé les nourrissons pour ne pas briser le cœur de Karin.

Ayant accès aux archives du défunt metteur-en-scène, la nièce demande à faire un prélèvement d’ADN sur des timbres afin de confronter cette théorie à la version officielle.
Le verdict est sans appel: Il n’y a pas la moindre trace génétique commune entre Karin Bergman et l’Ingmar qu’on connaît.

un cinéaste incontournable

Cette anecdote, digne d’un soap opera, arrive à point pour revenir sur la carrière d’Ingmar Bergman.
En effet, souvent encensé pour des films médiocres et ignoré pour ses chefs d’œuvre, j’aimerais savoir ce que vous retenez du réalisateur suédois disparu en 2007.
Est-ce sa vie privée tumultueuse, ses pulsions fratricides, ses films insulaires ou en costumes qui vous ont marqué(e)s en tant que cinéphiles?

Si vous avez une chronique, une critique, une analyse en ligne sur Internet et que vous souhaitez la remettre en avant, soumettez vos liens sur la page Facebook de cineaster.net et participez au billet sur « l’Ingmar Bergman préféré de la blogosphère francophone » qui sera mis en ligne le 6 juin.

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2 commentaires sur “Ingmar Bergman, fils illégitime

  • Marc

    Incroyable! Je ne sais pas pourquoi, mais cette anecdote me touche… peut-être est-ce parce que j’ai vu tous ses films et que je l’admire particulièrement!
    Merci pour ce très bon site en tout cas, à bientôt,
    Marc.

    • Aurore Berger Bjursell Auteur du billet

      Il y a toujours des titres que je n’ai pas vus (le doc sur Fårö), mais je ne désespère pas… D’ailleurs, la chronique d’un film rare serait la bienvenue :-)

Les commentaires sont fermés.