Michel Piccoli et Catherine Deneuve dans Varelser d'Agnès Varda

4 films franco-suédois des années 60


La ressortie mercredi 23 mai de Masculin, Féminin de Jean-Luc Godard est l’occasion choisie pour vous parler de quelques films français produits en Suède en 1965-1966.

En 1963, l’Institut du Film Suédois est créé à Stockholm. C’est une des conséquences de l’effet Bergman. Le cinéma suédois se montre dans des festivals internationaux, gagne des prix techniques et artistiques, est encensé par la critique. Il faut maintenant que les choses s’accélèrent.

En 1965, la Nouvelle Vague, c’est du passé. Ou presque. Pour récupérer des paillettes de l’aura internationale de quelques auteurs, l’Institut du Film Suédois décide de signer des accords de coproduction avec la France.

Voici ces quatre films, qui font dorénavant partie des patrimoines cinématographiques aussi bien français que suédois:

Masculin – féminin: 15 faits précis (Maskulinum – femininum), de Jean-Luc Godard. Avec Birger Malmsten et Evabritt Strandberg dans les rôle des acteurs suédois vus au cinéma. Godard fait un jeu de mot peu heureux à la fin du film, en associant le mot « Féminin » à celui de fin « Slut » en Suédois. Moyen. Date de sortie en Suède: 14 septembre 1966.

Les Créatures (Varelser), d’Agnès Varda. Avec Eva Dahlbeck, Catherine Deneuve et Michel Piccoli. Un film dans lequel la Bretagne ressemble à Fårö. Date de sortie en Suède: 14 octobre 1966.

La Guerre est Finie (Kriget är slut), d’Alain Resnais avec Ingrid Thulin face à Yves Montand. La Guerre d’Espagne vue de Paris.
FIPRESCI à Cannes en 1966. Date de sortie en Suède: 28 mars 1967.

Au hasard Balthazar (Min vän Balthazar), de Robert Bresson. Presqu’aucun Suédois n’a de rôle d’importance dans ce film, devant ou derrière la caméra. Une page est en train de se tourner. Date de sortie en Suède: 6 novembre 1967.

30% du financement étant assuré par la Suède et les contreparties étant minimes, les accords de coproduction franco-suédois sont voués à l’échec. Une fois la saison 1965-1966 achevée, outre les films érotiques des années Soixante-Dix, il faudra attendre vingt ans avant de voir la prochaine coproduction franco-suédoise: Le Sacrifice d’Andrei Tarkovsky en 1986.

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