Noomi Rapace dans le film danois de Simon Staho, Daisy Diamond

Daisy Diamond, Simon Staho 1


Daisy Diamond (2007) est le film danois qui révéla Noomi Rapace au public scandinave.
De perversions sexuelles en frustrations professionnelles qui aboutissent à la maltraitance d’un nourrisson, le Daisy Diamond de Simon Staho est dur à regarder. Très dur. Tellement dur qu’il a valu deux prix majeurs d’interprétation à son actrice principale.

avec Persona comme modèle

Anna, la femme que joue Noomi Rapace, va à Copenhague pour devenir actrice. En route, elle devient mère d’une petite fille pleurnicharde. Ce bébé non planifié accapare toute son attention, son amour, sa haine et sa frustration.
La vie d’Anna, isolée dans un appartement trop grand, trop vide et trop froid n’est qu’une alternance de castings ratés, de moments d’irritation face à cette petite Daisy geignant sempiternellement, et d’images du Persona d’Ingmar Bergman.

Il faut dire qu’une partie de la filmographie du réalisateur danois Simon Staho n’est qu’un hommage in extenso aux chefs d’œuvre du cinéma suédois. Daisy Diamond, son quatrième long-métrage, est lui placé sous le signe de Persona. Mais là où Ingmar Bergman avait eu l’intelligence de reléguer l’enfant perturbateur à un fantasme raconté par l’infirmière à la mère indigne qu’est la comédienne mutique, Simon Staho préfère plonger dans l’enfer de son personnage.

Daisy Diamond montre comment le rêve de gloire d’une immigrée suédoise voulant devenir une vedette au Danemark la fait sombrer dans la pornographie, dans la prostitution, et ce avant de se venger sur la personne la plus proche d’elle, c’est à dire son propre bébé.

Secouant trop violemment son enfant, jouant à la dominatrix ou se prostituant avec n’importe qui en espérant un jour décrocher le rôle de sa vie, Noomi Rapace parvient à nous endurcir autant que son personnage. Dérangé par ce drame-danois-toujours-pire, le public choisit de ne plus s’impliquer dans son histoire. Comme devant un journal télévisé rapportant toujours les mêmes images morbides du monde.

Alors, ne vous y trompez pas, non seulement Daisy Diamond est un film à ne pas mettre devant tous les yeux mais c’est également un des films les moins sensibles de son réalisateur, Simon Staho.




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Commentaire sur “Daisy Diamond, Simon Staho

  • Laponico

    Roh j’avoue ça a l’air glauque…j’aime bien ce genre de film, mais là ça a l’air d’aller loin !!!

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