Liv Mjönes embrasse Ruth Vega Fernandez dans le film lesbien suédois Kyss Mig

Kyss Mig


Une blonde, une brune, une histoire d’amour

Les films lesbiens scandinaves sortis en salles ne sont pas les films les plus osés du paysage cinématographique mondial. Soit, il y a des scènes de baisers, des câlins, des scènes torrides. Mais filmées de la même façon que n’importe quelle scène entre deux personnes consentantes. Mais comme vous voulez revoir une brune et une blonde partant à la conquête du monde et de la société, voici…

un panorama avec 3 films lesbiens scandinaves

Avant de faire de bons films comme Container – un film sur la confusion des genres beaucoup plus osé que ce premier long-métrage – Lukas Moodysson avait réalisé en 1998 Fucking Åmål. Un film plutôt laid, rempli de clichés ambulants et se concluant par un coming out surprenant.

http://www.youtube.com/watch?v=Cs9pO5zSaHA

Fucking Åmål s’achève avec la bimbo blonde du lycée s’affichant enfin avec sa brunette de petite amie

Ce film n’allait pas révolutionner le cinéma queer suédois, mais influencer une génération de cinéastes qui créeraient à leur tour le genre du « teen-movie dans un coin paumé » (Hata Göteborg, Adieu Falkenberg, etc…)

Une dizaine d’années plus tard, les relations se sont stabilisées.
Dans son premier long-métrage, le Norvégien Ole Giæver utilise le relief montagneux pour bâtir son scénario. L’histoire faite de hauts et de bas nous met en présence de deux femmes deux ans après la mort de leur fils. Du pathos, des randonnées, un climax au bord du néant, et peu de matière font de ce Fjellet un film paradoxal, à la fois vide et lourd.

Fjellet: Solveig et Nora (ouch! la symbolique ibsenienne bien lourdingue) font une randonnée pour ressouder leur couple.

Mais avant que leur couple ne se délite, les héroïnes de Fjellet ressemblaient peut-être à celles de Kyss Mig.

Kyss Mig, une histoire suédoise nous montre des gens qui fument (ce qui représente 20% des Suédois) et des gens chauds.

Ce film suédois récent émeut peu, et ce même s’il montre son quota de trahisons et de corps nus. Le film d’Alexandra-Therese Keining effleure ce qui aurait pu être un sujet intéressant, à savoir les amours tabous dans les familles reconstituées.

Or Kyss Mig reste du côté du spectaculaire. La relation amoureuse relève de la pulsion et dévore tout sur son passage, ignorant honnêteté, intégrité et blessant toutes les personnes en périphérie de cette romance.
D’ailleurs, on notera que le meilleur rôle – et la meilleure actrice du film – est incontestablement Josefine Tengblad… la productrice du film. Car on se reconnaît forcément dans cette femme trompée et blessée, et ce même si on préfère les hommes.


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