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Le problème avec le cinéma scandinave dans les festivals en France

Le cinéma scandinave pour les débutants. Puis quoi ?

Vous êtes cinéphile et voulez découvrir de nouveaux films lors de cycles sur le cinéma scandinave. Pourtant, si vous fréquentez la majorité des festivals de cinéma en France, vous aurez comme une impression de déjà-vu, vous ne pourrez pas approfondir vos connaissances et aurez la sensation de ne pas mieux comprendre ce qu’on vous montre.

Visiter des festivals spécialisés ou des rétrospectives thématiques à l’intérieur de festivals généralistes peut permettre au néophyte de découvrir de nouveaux films. Ce qui est bien sûr souhaitable pour toutes les cinématographies exotiques. Mais passé le stade de néophyte, le cinéphile se retrouve devant une sélection de films peu enthousiasmante. Où sont les sélections pour connaisseurs intermédiaires ? N’y-a-t-il rien d’autre à explorer à l’intérieur de la production cinématographique scandinave ?

Une piste de réponse est peut-être que, tout simplement, ceux qui remplissent des grilles de programmation de festivals ne savent souvent même pas ce qu’est la programmation de films. Ils regardent des films, soit. Ils ont certainement étudié quelque chose (la littérature, le commerce, le droit, le tourisme). Mais sans bases solides, ils ne parviendront pas à être les architectes d’une programmation ambitieuse. Au mieux, ils proposeront pour toute charpente une programmation en carton, en placo ou en bois tendre. Au mieux.

Pour programmer des films, il faut connaître l’histoire du cinéma. Les histoires du cinéma. En cela, Godard devrait être la source d’inspiration numéro 1 pour tout wannabe programmateur de festival avec Histoire(s) du cinéma. Mais connaître l’histoire du cinéma (scandinave, national, mondial) n’est pas assez pour programmer des films. Il faut aussi savoir ce qu’est un programme.

Pendant mes études pour le master professionnel valorisation des patrimoines cinématographiques et audiovisuels de Paris 8, un écrit a changé ma relation à la programmation. En 2005. Bien avant la naissance de cineaster.net. Il s’agit d’un article de Peter von Bagh “Programmer, c’est écrire l’histoire du cinéma” dressant le parallèle entre le développement du montage, la programmation de films et la réécriture (réappropritation) de l’histoire du cinéma. Ce texte, brillant en tous points, aurait dû inspirer tous les programmateurs de festivals. Mais dans les faits, depuis neuf ans, qu’ont fait ceux qui auraient dû avoir connaissance de cet article de Peter von Bagh ? Pas assez de choses. A se demander si ces programmateurs connaissent l’existence de théories sur la programmation…

La réécriture d’une histoire du cinéma alternative, la réhabilitation de cinéastes et de films, la création de contre-canons, l’exploitation de thèmes inscrits sociologiquement, esthétiquement ou politiquement, brillent par leur absence dans beaucoup de festivals français de cinéma scandinave.

Ceux qui ne maîtrisent qu’un savoir sommaire en matière d’histoire du cinéma scandinave, de programmation ou de composition font dans la platitude. Ils mettent des films les uns à côté des autres. Sans génie. Se nourrissant de palmarès rendus par des jurys corrompus, de critiques népotistes et de pseudo-mentors – gatekeepers d’une autre époque n’ayant jamais rien fait pour démocratiser leurs savoirs – ces sélections de films scandinaves sont médiocres. Pas à tous les coups heureusement, mais dans plus de la moitié des cas.

Aucune dimension historique, esthétique, sociologique ou éthique n’entre en ligne de compte. Seules des tranches arbitraires, dignes de découpages de théoriciens littéraires des années cinquante subsistent. Les genres, publics cibles et autres catégories molles permettent de peupler une grille sans âme. Le panorama se transforme en patchwork au motif bariolé impossible à mémoriser. L’histoire du cinéma scandinave est alors programmée pour faire défaut.

Lors d’un festival thématique médiocrement programmé, vous découvrez le cinéma scandinave en compagnie d’une dizaine d’autres spectateurs, sans pouvoir ancrer ce que vous voyez dans une époque, une histoire des représentations, un moment de la pensée. Vous repartez avec le sentiment confus de déjà-vu, de manque d’inspiration, et de ne pas avoir pu assouvir votre soif de (sa)voir. Et vous avez trop souvent raison. Les programmateurs de nombreux festivals sont des bricoleurs dont les connaissances et les compétences sont banales et dont la seule audace est de vouloir faire appel à des interventions d’artistes – pansements exotiques – rarement au fait de leur propre inscription historique.

Heureusement pour eux, et malheureusement pour vous, ces festivals bancals vivent de subventions publiques et de sponsors sans arriver à remplir leurs salles. Ils ont donc un avenir radieux devant eux et le cinéphile, un fort besoin de leur préférer la vidéo, pour parvenir, enfin à créer du sens en regardant des films scandinaves les uns à la suite des autres.

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publié dans: billet d'humeur

Scandinavian House Mafia

Ah, les bas-fonds de la société, les petites frappes, la drogue, la trahison, quand c’est sur grand écran, ça vous plaît, hein ?

Comme depuis plusieurs semaines, on ne lit que les mêmes titres de films nordiques pour mettre Northwest en perspective, voici de quoi vous aider à faire plus ample connaissance avec le monde ravissant des mafias et de leurs trafics de drogues en terres scandinaves.

Nordkraft (2005), d’Ole Christian Madsen

Izzat, les versets du mal (2005), d’Ulrik Imtiaz Rolfsen

Leo (2007), de Josef Fares

Black’s Game (2012), d’Óskar Thór Axelsson

Et pour ceux qui le souhaitent, il y a des places de cinéma à gagner pour aller voir Northwest.

publié dans: micro-sélection

The Place {Pleisið}, Jakob Halldórsson

The Place not to be

Dans Pleisið, son court-métrage de 2009, l’Islandais Jakob Halldórsson nous transmet le même message que Tonny (1962) de Nils R. Müller ou Les Révoltés de l’île du diable (2010) de Marius Holst :
ce qui se trame dans les maisons de correction n’aide pas à se reconstruire.

Condamné à tort, Axel, prisonnier d’un système injuste et violent, aura-t-il la force de résister à ce terrible endroit ?

publié dans: courts-métrages
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Metalhead {Málmhaus}, Ragnar Bragason

Metalhead a enfin sa bande annonce !

Cinquième long-métrage de Ragnar Bragason (Children), Metalhead (Málmhaus) sortira cet automne en Islande.
Suivant une jeune femme née dans une étable en 1970 en même temps que le heavy metal, ce film sur le deuil et la rébellion a tout pour plaire aux fans de cinéma scandinave :

  • de l’humour
  • une héroïne charismatique
  • une nature loin d’être idyllique
  • et une brochette d’acteurs talentueux – parmi lesquels l’excellent Ingvar Eggert Sigurðsson.

Dieu se trouve aussi dans l’obscurité

Toutefois, au pays où Pop Redemption a fait un flop et où on fait passer les chevelus pour ce qu’ils ne sont pas, il est fort peu probable que Metalhead nous arrive jamais en salle.

publié dans: trailer de la semaine
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Nuit du Polar Nordique

Nordic noir dans une nuit du polar

Ce soir samedi 16 février 2013 à 19h, dans le cadre de la Quinzaine du Polar de Viry Chatillon, le cinéma Le Calypso propose une nuit noire du thriller scandinave, présentée par Guillaume Lebeau, spécialiste du polar nordique.
Au programme, une rencontre, un buffet et trois adaptations de romans à succès:

Millenium
Jar City
Easy Money

Plus d’infos pour les estomacs les mieux accrochés.

publié dans: festival ciné, rencontre