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Nuit du Polar Nordique

Nordic noir dans une nuit du polar

Ce soir samedi 16 février 2013 à 19h, dans le cadre de la Quinzaine du Polar de Viry Chatillon, le cinéma Le Calypso propose une nuit noire du thriller scandinave, présentée par Guillaume Lebeau, spécialiste du polar nordique.
Au programme, une rencontre, un buffet et trois adaptations de romans à succès:

Millenium
Jar City
Easy Money

Plus d’infos pour les estomacs les mieux accrochés.

publié dans: festival ciné, rencontre

Noël 2012 : 10 films scandinaves à moins de 10€


Danemark

A relire : Pusher et Element of Crime

Islande

à relire : Illegal Traffic et Harpoon

Norvège

à relire: Trollhunter, Un Chic Type et Norway of Life

Suède

à relire : Hunter part 2, Easy Money et Une Passion.

Bonnes cyber amplettes nordiques!

publié dans: vie du blog

Aux Arcs, c’est festival !

Le cinéma européen sera à l’honneur aux Arcs, du 15 au 22 décembre 2012, avec le festival que lui dédie la station depuis quatre ans. Une nouvelle fois, cette édition sera un rendez-vous incontournable pour les champions des salles obscures.

L’ambition affichée de la station des Arcs en donnant naissance à cet évènement unique est restée intacte aujourd’hui. Elle souhaite offrir au grand public et aux professionnels du cinéma un panorama de la cinématographie indépendante européenne, avec pas moins de 60 films. Mais aussi, proposer un lieu atypique pour faciliter des rencontres et des échanges à la fois festifs et constructifs. Cette année le Focus Pays met la Belgique à l’honneur. Mais ce sont les films produits un peu plus au nord qui nous intéressent dans cette 4ème édition. À l’affiche en effet, pas moins de 5 films scandinaves sont montrés cette année.

Dans la compétition officielle :

  • Djúpið (The Deep) de Baltasar Kormákur (Islande)
  • Kapringen de Tobias Lindholm (Danemark)

Dans le panorama européen :

  • 10 Timer til Paradis (Teddy Bear) de Mads Matthiesen (Danemark)
  • Into the White de Petter Naess (Norvège)

… Et en avant-première, un classique pour gourmands :

  • Babettes gæstebud (Le Festin de Babette) de Gabriel Axel (Danemark)

Pour les fans de cinéma et du froid, ce rendez-vous est aussi une formidable occasion de retrouver les pentes enneigées durant la semaine d’ouverture. À cette occasion, Les Arcs associent la passion de la glisse à celle du septième art et vous proposent de réserver votre séjour packagé à Arc 1800. Deux formules spéciales sont proposées pour le Festival de Cinéma Européen des Arcs :

- En séjour semaine à partir de 232€/personne. Cette offre comprend votre hébergement à tarif préférentiel, votre forfait de 6 jours Les Arcs à tarif réduit + le Pass Festival offert pour accéder à toutes les séances de cinéma.

- En court séjour à partir de 43€/personne. Cette offre comprend votre hébergement 2 nuits minimum à tarif exceptionnel + votre forfait de ski 2 jours Les Arcs à tarif réduit + le Pass Festival offert pour accéder à toutes les séances de cinéma.

Alors si vous y allez, n’oubliez pas de m’envoyer une carte postale enneigée ou la critique d’un film scandinave :)

publié dans: festival ciné

Jitters {Órói}, Baldvin Zophoniasson

Jitters est un film islandais qui ne me faisait pas envie. Un premier film scandinave avec une thématique queer avait tout pour être embarrassant. De 101 Reykjavik à Fucking Åmål et autres L’homme qui aimait Yngve, je redoutais que ce film LGBT sente le réchauffé. C’est donc sans ne rien attendre du film de Baldvin Z que j’ai enfin regardé le film distribué en France par Outplay.

L’adolescence, c’est nul

Jitters est contre tout attente donc un film réussi.

Le premier plan du film nous montre Gabriel sur un quai de gare avec Markus en arrière-plan. Les deux jeunes garçons islandais viennent d’arriver à Manchester. Deux garçons que tout oppose: l’un est un beau mec blond extraverti (Markus) qui veut abandonner ses études, l’autre un frêle garçon brun timide (Gabriel) qui ira au lycée à la rentrée.

Après rapprochements et séparations, déceptions et relations satellites, ils occuperont à nouveau le premier plan à la toute fin du film, lors de la meilleure scène de Jitters que je ne vous révélerai pas ici.

Dès le retour des deux jeunes hommes en Islande, Jitters devient un film choral dans lequel les personnages secondaires sont extrêmement attachants. Car le premier long-métrage de Baldvin Z est bien plus qu’un nouveau film sur un adolescent qui doit assumer sa sexualité, mais bien une chronique sur la difficulté de s’assumer.
Assumer et s’assumer: grandir.
Et ce quand on a 16 ans.

De Markus qui plaque ses études pour devenir coiffeur à Greta qui prend deux boulots pour pouvoir payer son loyer et quitter sa mère ou Stella qui travaille comme extra dans une supérette, Jitters nous montre une jeunesse responsabilisée, active et en voie d’indépendance financière totale.

Alors bien sûr, il y a les amourettes impossibles, les coups de déprime, la colère et la déception. Mais il y a surtout ces mineurs qui veulent vivre leur propre vie loin d’une mater familias qui n’a aucun respect pour sa progéniture.

“Tu es ma mère, on ne sera jamais amis”

Cette petite perle du cinéma islandais nous montre que non seulement devenir adulte, c’est pénible en soi, mais qu’avec une mère ou une grand-mère indiscrète et horripilante, c’est à vouloir en mourir – ce qui arrivera à une des protagonistes du film.

Entre:

  • la mère de Gabriel qui le questionne sans arrêt, l’engueule sans raison, l’infantilise lors de réunions de famille et fouille dans son ordinateur portable (!!!)
  • la grand-mère de Stella qui veut empêcher sa fille de fréquenter un jeune homme étranger et
  • la mère de Greta qui aime un peu trop l’alcool et les one-night stands pour s’occuper correctement de sa fille

… les (grands-)mères de Jitters donnent envie de remettre à leurs petites places insignifiantes quelques family bitches.

Jitters est donc un film que je recommande vivement à tous ceux qui repensent sans nostalgie à leur adolescence et qui s’entendent beaucoup mieux avec leurs parents depuis qu’ils ne vivent plus sous le même toit.


publié dans: trailer de la semaine
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cuisine islandaise: 3 films pour gourmets avertis

En matière de gastronomie scandinave, la cuisine islandaise se pose là. Car si l’humour est difficile à exporter, que dire de la nourriture?

Elle est impossible à imposer sur la table d’un non autochtone.

C’est ce constat que fait Iceland Food Centre, le documentaire de Þorsteinn J.
Le réalisateur islandais montre comment Icelandair – le Air France de là-haut – et l’État islandais se sont endettés en ouvrant un restaurant islandais à Londres en 1965.

Parce que vous savez quoi?
Les petits plats mitonnés par les cordons bleus islandais ne font pas saliver le commun des mortels.

Pour vous le prouver, voici deux preuves cinématographiques.

Jar City: vous aimez les yeux de moutons?

La préparation du pâté de foie de Noì Albinoì:

Servir de telles délicatesses à des Britanniques ne pouvait se solder que par un échec. Ce que vous pouvez découvrir dans Iceland Food Centre de Þorsteinn J.:

Un prologue à la débandade islandaise de 2008 et aux crises financières occasionnées par les business men du monde entier les moins avisés.

publié dans: micro-sélection